La loi d\u00e9finit la sanction disciplinaire<\/strong> comme une mesure prise par l’employeur \u00e0 la suite d’un agissement du salari\u00e9 qu’il consid\u00e8re comme fautif et de nature \u00e0 affecter la pr\u00e9sence du salari\u00e9 dans l’entreprise, sa carri\u00e8re ou sa r\u00e9mun\u00e9\u00adration, de mani\u00e8re imm\u00e9diate ou non.<\/p>\n\n
Le principe de libre choix de la sanction disciplinaire\u00a0et ses limites<\/b><\/h2>\n
L’employeur est libre de fixer la sanction disciplinaire<\/em> qu’il consid\u00e8re ad\u00e9quate par rapport \u00e0 l’agissement fautif du salari\u00e9.\u00a0Cependant pour \u00e9viter les abus, la libert\u00e9 pour le chef d’entreprise de choisir la sanction disciplinaire \u00e0 appliquer \u00e0 une faute de discipline de la part d’un salari\u00e9 a fait l’objet de limitations par la loi ou par les tribunaux.\u00a0Les juges peuvent par exemple annuler une sanction \u00ab disproportionn\u00e9e \u00e0 la faute commise \u00bb <\/em>\u00e0 condition de justifier en quoi la faute est disproportionn\u00e9e.<\/p>\nNe constituent par contre pas une sanction disciplinaire :<\/p>\n
\n- le changement d’affectation du salari\u00e9\u00a0visant \u00e0 assurer la s\u00e9curit\u00e9 des clients du personnel ou des tiers;<\/li>\n
- un rappel \u00e0 l’ordre.<\/li>\n<\/ul>\n
ATTENTION :<\/strong><\/p>\nL’employeur doit faire preuve de discr\u00e9tion pour ne pas porter atteinte \u00e0 la dignit\u00e9 du salari\u00e9.<\/p>\n
Interdiction du\u00a0cumul de sanctions<\/b><\/h3>\n
Une m\u00eame faute ne peut pas \u00eatre punie deux fois.<\/p>\n
Toutefois, la mise \u00e0 pied conservatoire d’un salari\u00e9 fautif; dans l’attente de la pro\u00adc\u00e9dure de licenciement, est cumulable avec ce licenciement (sur la r\u00e9mun\u00e9ration de cette p\u00e9riode. <\/i>Mais si la mise \u00e0 pied est une sanction disciplinaire prononc\u00e9e en soi pour une faute donn\u00e9e, cette faute ne peut ensuite donner lieu \u00e0 un licenciement.<\/p>\n
En revanche, l’employeur peut tenir compte de plusieurs fautes de m\u00eame nature pour sanctionner, du fait de cette r\u00e9p\u00e9tition, plus s\u00e9v\u00e8rement la derni\u00e8re. Mais la loi interdit de prendre en compte les sanctions qui ont \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9es plus de trois ans avant celle que l’employeur souhaite appliquer. Il s’agit l\u00e0 d’une v\u00e9ritable prescription des anciennes fautes commises par les salari\u00e9s et donc des anciennes sanctions prononc\u00e9es \u00e0 leur encontre.<\/p>\n
Interdiction des sanctions p\u00e9cuniaires<\/h3>\n
Les sanctions p\u00e9cuniaires sont interdites sous peine d’une amende de 3.750 \u20ac pour l’employeur.<\/p>\n
Sont ainsi consid\u00e9r\u00e9es comme des amendes p\u00e9cuniaires sp\u00e9cifiques :<\/p>\n